Entre-temps
Ecriture et réalisation : Laetitia Giroux
Production : La bascule
Année de production : 2010
Durée : 52 minutes
Support : HD
Synopsis
« Est-ce que je vais mourir, docteur ? »
La réponse est tombée, comme un verdict, une condamnation.
Mais après ça ?
Après ça, les patients passent de l’autre côté de la barrière des bien portants, ils rejoignent ceux qui ne gagneront pas leur combat face à la maladie. Là, il sont recueillis par des soignants spécialisés dans les soins palliatifs. Pour la plupart, ce sera à l’hôpital, faute de structures d’accompagnement à domicile.
Les patients qui apparaîtront dans ce documentaire ont la possibilité inhabituelle de pouvoir rester chez eux, entourés de leurs proches, pour vivre leur fin de vie.
Ils profitent de ces moments dont ils mesurent la valeur, ils trouvent la force d’aller au bout d’un projet qui leur est cher, de s’occuper des dernières questions qu’ils ont à régler. Ils remplissent ce temps-là de choses importantes, mettant tout en oeuvre pour partir avec le moins de regrets possible. Cette course contre la montre les pousse à réaliser tout ce qu’il reste à faire, à mettre du sens et de l’intensité dans chaque geste.
Ils ont peur, ils s’apaisent, ils sont en colère, ils demandent à ce qu’on abrège leurs souffrances, ils acceptent. Ils reviennent en arrière pour ranger leurs souvenirs. Ils s’interrogent sur l’après et sur leurs croyances.
A leurs côtés, vivent leurs proches. Leurs compagnons de vie traversent avec eux cette période délicate. On se parle ou on se tait. C’est le temps des révélations ou des silences gênés, des réconciliations ou des incompréhensions.
Deux femmes sont entrées dans leurs vies. Isabelle et Marie-Noëlle, médecin et infirmière, viennent prendre soin d’eux à domicile. Au-delà du soulagement de la douleur, elles écoutent, réconfortent, rassurent, aident aux démarches administratives, se préoccupent de tout ce qui touche au confort du patient et de ses proches.
Vivre en permanence dans la fin de vie est épuisant. Aussi Marie-Noëlle et Isabelle consultent une psychologue à qui elles confient leurs doutes, leur lassitude, et leurs propres limites.
Militantes engagées, elles interviennent dans les écoles d’infirmières pour défendre leur vision du soin et sensibiliser les futurs professionnels à cette discipline délaissée par le monde médical.




